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Quand le monde déraille : reprendre le contrôle de sa vie sans attendre que tout aille mieux

Le monde ne va pas s’arranger tout de suite

Guerres qui s’installent, tensions qui montent, prix qui explosent, maladies qui progressent, violence qui s’invite dans le quotidien…

Il ne s’agit plus d’un événement isolé. C’est une ambiance qui s’imprègne.

Une toile de fond qui finit par s’infiltrer partout : dans nos conversations, dans nos pensées, dans notre manière de regarder l’avenir.

Et si nous sommes honnêtes, quelque chose a changé en nous.

Une fatigue diffuse, une vigilance permanente, parfois même une forme de découragement silencieux.

Alors nous faisons ce que tout être humain ferait dans ce contexte :

Nous espérons que cela passe, nous attendons l’accalmie, une amélioration, un retour à une forme de normalité.

Mais regardons les choses avec lucidité : rien n’indique que le monde va se calmer rapidement.

Et c’est précisément là que tout se joue.

Car tant que nous conditionnons notre sérénité à l’évolution du monde, nous restons suspendus à quelque chose que nous ne contrôlons pas.

Nous devenons dépendant de décisions politiques, de dynamiques économiques, de crises qui nous dépassent.

Autrement dit : nous subissons.

À l’inverse, certaines personnes traversent ces mêmes turbulences… sans s’effondrer.

Non pas parce que leur vie est plus facile, mais parce qu’elles ont déplacé leur point d’appui.

Comme le rappelait Épictète, ce ne sont pas les événements qui nous troublent, mais le jugement que nous portons sur eux.

Cela ne veut pas dire nier la réalité. Cela veut dire refuser de lui abandonner notre pouvoir.

Alors la vraie question n’est peut-être pas :

« Quand est-ce que tout cela va s’arrêter ? »

Mais plutôt :

«Qu’allons-nous décider de faire, tant que cela ne s’arrête pas?»

Car attendre que le monde aille mieux, c’est prendre le risque de ne jamais commencer à vivre autrement.

Et si, au contraire, cette période était une invitation exigeante, inconfortable, mais profondément utile à reprendre le contrôle de ce qui dépend encore de nous ?

1. Reprendre le contrôle de notre attention (notre premier levier oublié)

 

Avant même de chercher des solutions complexes, il y a un endroit où nous pouvons agir immédiatement : notre attention.

Car ce qui nous épuise aujourd’hui, ce n’est pas uniquement la réalité du monde.

C’est la manière dont nous y sommes exposés.

En quelques minutes, nous pouvons voir défiler des images de guerre, des catastrophes, des faits divers violents, des discours alarmants, des prévisions économiques inquiétantes… et recommencer, encore et encore, plusieurs fois par jour.

Ce que nous appelons « s’informer » ressemble de plus en plus à une immersion continue dans l’anxiété.

L’économiste Herbert Simon l’avait formulé avec une grande précision :

«Une richesse d’information crée une pauvreté d’attention.»

Autrement dit, plus nous consommons d’informations, moins nous sommes capables de penser clairement, de prendre du recul, et d’agir avec discernement.

Le problème n’est pas l’information, mais bien l’absence de filtre.

Les images, en particulier, ont un pouvoir considérable.

Elles marquent, choquent, s’impriment.

Là où un article nous informe, une vidéo nous impacte émotionnellement.

À force de nous exposer à cette intensité, nous finissons par vivre les événements comme s’ils se produisaient dans notre propre vie.

Et notre système nerveux, lui, ne fait pas toujours la différence.

Reprendre le contrôle de notre attention, c’est donc faire le choix clair de nous informer sans nous abîmer.

 

Concrètement, cela demande des décisions simples, mais radicales :

  • Arrêter les journaux télévisés en continu (c’est ce que nous avons décidé au lendemain de l’annonce du confinement) non pas pour fuir la réalité, mais pour ne plus subir la violence des images répétées.
  • Privilégier la presse écrite. Lire, c’est déjà prendre une distance. C’est redonner du pouvoir à notre réflexion plutôt qu’à notre réaction. Choisir des moments précis pour s’informer. Une fois par jour suffit largement pour rester conscient du monde.
  • Accepter aussi de passer par un filtre humain. Un collègue, un ami, un membre de la famille, une discussion. Parfois, quelques mots suffisent à comprendre l’essentiel sans absorber toute la charge émotionnelle.

Ce tri n’est pas un luxe, c’est une discipline.

Et elle rejoint directement l’enseignement de Marc Aurèle : notre esprit prend la forme de ce sur quoi il se concentre.

Si nous nourrissons notre esprit de chaos, il devient chaotique.

Si nous lui offrons de la clarté, il devient capable d’agir.

Dans un monde qui cherche en permanence à capter notre attention, reprendre le contrôle de celle-ci est déjà un acte de résistance.

Un acte simple, mais profondément transformateur.

Car en protégeant notre attention, nous protégeons notre capacité à rester lucides… et donc à reprendre la main sur notre vie.

Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez lire aussi : Votre attention : comment en faire un super-pouvoir ? — Nos états d’Am’s

2. Transformer les contraintes en options (logique stoïcienne appliquée)

 

Une fois notre attention reprise en main, un second levier s’ouvre à nous : notre capacité d’adaptation.

Car le monde change, souvent brutalement.

Les prix augmentent. Les règles évoluent. Les repères bougent.

Et face à cela, nous avons tendance à nous crisper. Nous voyons des contraintes là où, parfois, se cachent aussi des options.

C’est ici que la pensée d’Épictète reste d’une actualité dérangeante :

«Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements qu’ils portent sur les choses»»

 

Prenons un exemple simple et très concret : le prix du carburant.

Réflexe immédiat : frustration, sentiment d’injustice, impression de subir.

Et ces émotions sont légitimes, mais si nous restons dans ce type de pensée, nous nous enfermons.

Si nous basculons légèrement notre regard, d’autres possibilités apparaissent :

  • Moins utiliser la voiture et privilégier les déplacements à pied ou en vélo.
  • Regrouper nos déplacements.
  • Organiser du covoiturage avec des collègues.
  • Repenser certaines habitudes devenues automatiques.
  • Ouvrir la discussion avec son employeur sur la possibilité du télétravail.

 

La contrainte devient alors un déclencheur d’ajustement.

Même logique avec l’augmentation du coût de la vie.

Là encore, deux postures émergent.

Certains subissent, en espérant un retour à la normale.

D’autres commencent à explorer :

  • Cultiver une partie de leur alimentation, même modestement.
  • Échanger des produits ou des services.
  • Consommer moins, mais mieux.
  • Redécouvrir des formes de sobriété choisie plutôt que subie.
  • Partir dans un pays moins touché par cette crise.

Ce mouvement n’est pas nouveau, il réapparaît à chaque période de tension.

Et il rejoint, d’une certaine manière, les travaux de Nassim Nicholas Taleb :

Certains systèmes se fragilisent sous le choc… d’autres s’adaptent et se renforcent.

Vous pouvez lire à ce sujet : L’anti-fragilité un pas plus loin que la résilience — Nos états d’Am’s

 

La question n’est donc plus seulement : « Comment éviter les difficultés ? »

Mais plutôt : «Comment utiliser ce qu’il m’arrive pour ajuster ma manière de vivre?»

Cela demande un changement de posture.

Passer de : « je subis » à « je cherche une marge de manœuvre » même petite.

Car c’est souvent là que tout commence.

Il ne s’agit pas de nier les injustices ou les dérives.

Il s’agit de refuser de leur laisser le dernier mot sur notre manière de vivre.

Dans chaque crise, il y a ceux qui attendent que les conditions s’améliorent…

et ceux qui apprennent à naviguer autrement.

 

Les mêmes vagues et deux trajectoires différentes.

Et progressivement, ceux qui s’adaptent développent quelque chose de précieux :

Une confiance nouvelle dans leur capacité à faire face.

Pas parce que le monde devient plus simple, mais parce que nous devenons plus agiles.

Et dans un monde instable, l’agilité vaut souvent plus que la certitude.

 

3. Revenir à l’essentiel : redevenir acteur de sa subsistance.

 

À mesure que le monde se complexifie, une évidence apparaît : nous avons progressivement délégué une grande partie de notre autonomie et perdu peu à peu notre liberté.

Nous dépendons de chaînes d’approvisionnement que nous ne maîtrisons pas, de systèmes économiques que nous ne comprenons pas toujours, de décisions prises en nous faisant croire que c’est pour notre bien. Mais en réalité pour le bien de qui ?
Et tant que tout fonctionne, cette dépendance reste invisible, mais dès que le système se tend… elle devient une source d’insécurité.

C’est précisément dans ces moments-là qu’un retour à l’essentiel devient non seulement pertinent, mais nécessaire.

Non pas pour vivre en autarcie, mais pour retrouver une marge de manœuvre.

Le stoïcisme, encore une fois, nous ramène à quelque chose de simple :

réduire ce qui nous rend vulnérables à ce que nous ne contrôlons pas.

Cela passe par des choix très concrets.

  1. Recommencer, même modestement, à produire une partie de ce que nous consommons.

Un potager. Quelques herbes, quelques légumes. Un poulailler, un clapier. Peu importe l’échelle, ce n’est pas une question de rendement, c’est une question de posture.

C’est passer de consommateur passif… à acteur.

Même logique avec nos habitudes de consommation.

Réparer un frigo, une machine à laver en panne plutôt que les remplacer.

Acheter « reconditionné ou d’occasion plutôt que neuf.

Partager des outils, des ustensiles plutôt que de les acheter.

Échanger plutôt qu’accumuler.

 

Dans de nombreuses périodes de crise, ces pratiques réapparaissent spontanément.

Elles recréent du lien, du sens, et une forme de sécurité collective.

Elles nous rappellent aussi quelque chose d’essentiel : nous sommes souvent plus capables que nous ne l’imaginons.

 

Apprendre à faire par soi-même.

Développer des compétences simples, mais utiles.

S’appuyer sur un réseau local plutôt que sur un système lointain.

Ce mouvement n’est pas un retour en arrière, c’est une réappropriation.

Il ne s’agit pas de tout changer du jour au lendemain.

Mais de reprendre, petit à petit, des zones de contrôle dans notre quotidien.

 

Car plus nous dépendons entièrement d’un système fragile, plus nous devenons fragiles avec lui.

À l’inverse, chaque compétence acquise, chaque autonomie retrouvée, renforce notre stabilité intérieure.

Et cela a un effet direct, souvent sous-estimé : cela apaise.

Parce que nous ne sommes plus uniquement en train d’attendre que « ça tienne ».

Nous sommes en train de construire quelque chose, à notre échelle.

Comme le suggérait Sénèque : «La vraie richesse, c’est de n’avoir besoin de rien.» 

 

Dans un monde incertain, redevenir acteur de sa subsistance n’est pas une contrainte supplémentaire. C’est une forme de liberté retrouvée, discrète, progressive, mais profondément structurante.

 

4. Choisir notre posture : victime ou stratège.

 

À ce stade, une ligne de fracture apparaît clairement.

Face à une même réalité, instable, parfois brutale, deux attitudes coexistent.

 

Certains attendent.

Ils espèrent un retour à la normale. Ils commentent, s’indignent, manifestent, subissent.

Leur énergie est absorbée par ce qu’ils ne peuvent pas changer.

 

D’autres observent la même situation… mais posent une question différente :

«Qu’est-ce que je peux faire avec ça, ici et maintenant?»

 

Ce basculement est discret. Mais il est décisif.

Car il ne repose pas sur les circonstances, il repose sur une posture intérieure.

Le psychiatre Viktor Frankl l’a formulé dans des conditions extrêmes :

«Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouvent notre liberté et notre pouvoir de choisir notre réponse. Dans notre réponse résident notre croissance et notre bonheur»

cela ne signifie pas nier la souffrance ou les injustices, cela signifie refuser de se réduire à elles.

La posture de victime est compréhensible, elle permet d’exprimer une colère, une fatigue, un sentiment d’impuissance.

Mais si nous y restons, elle devient une prison.

Car elle nous place dans une attente permanente : celle que quelqu’un ou quelque chose vienne régler la situation à notre place.

À l’inverse, la posture de stratège ne nie pas les difficultés, elle les intègre.

Elle regarde le réel tel qu’il est, parfois dur, injuste et cherche malgré tout des marges de manœuvre, même limitées, même imparfaites. C’est une posture active.

Concrètement, cela peut ressembler à des décisions simples :

  • Anticiper plutôt que subir.
  • Diversifier ses sources de revenus ou ses compétences.
  • Renforcer ses liens plutôt que s’isoler.
  • Adapter son mode de vie plutôt que le défendre à tout prix.

 

Le stratège ne contrôle pas tout, mais il avance avec ce qu’il a.

Et surtout, il accepte une réalité essentielle : le monde ne lui doit pas la stabilité.

Ce changement de regard transforme profondément notre rapport aux crises.

Elles ne sont plus seulement des menaces, elles deviennent aussi des révélateurs.

 

Elles révèlent nos dépendances, nos fragilités, mais aussi notre capacité à évoluer.

Dans chaque période de turbulence, certains s’épuisent à résister à la réalité.

D’autres apprennent à naviguer avec elle.

Et avec le temps, un écart se creuse.

 

Pas nécessairement en termes de richesse ou de réussite visible.

Mais en termes de solidité intérieure.

Car celui qui choisit d’être acteur, même dans un cadre contraint, développe une forme de confiance particulière : la confiance de savoir qu’il saura s’adapter.

Et dans un monde incertain, cette confiance-là vaut plus que toutes les garanties extérieures.

Vous pouvez lire : Comment sortir du rôle de victime ? — Nos états d’Am’s

 

5. Construire une vie solide dans un monde instable.

 

À force de vouloir stabiliser le monde, nous oublions une évidence :

Ce n’est pas le monde qui doit devenir prévisible, c’est nous qui devons devenir plus solides.

Car même si certaines périodes sont plus calmes que d’autres, l’incertitude ne disparaît jamais vraiment. Elle change simplement de forme.

Attendre un environnement parfaitement stable pour se sentir en sécurité, c’est donc construire sur du sable.

À l’inverse, il existe une autre voie : travailler sur ce qui, en nous, peut rester stable malgré les fluctuations extérieures.

C’est ici que le stoïcisme prend toute sa profondeur.

Pour Marc Aurèle, la véritable citadelle n’est pas extérieure, elle est intérieure.

Construire cette stabilité demande un engagement concret, quotidien.

 

D’abord, à travers le corps.

Un corps entretenu, entraîné, résistant, devient un allié dans les périodes de tension.

Le sport, le mouvement, l’hygiène de vie ne sont pas des luxes.

Ils sont une base.

Vous pouvez lire : Quand le sport devient une boussole intérieure : Les bienfaits du sport sur le développement personnel et la clarté mentale — Nos états d’Am’s.

 

Ensuite, à travers l’esprit.

Lire, réfléchir, prendre du recul, nourrir une pensée structurée.

Dans un monde saturé d’opinions rapides, la clarté devient une force rare.

Il ne s’agit pas d’accumuler de l’information, mais de développer un discernement.

 

Enfin, à travers les relations.

Les périodes instables révèlent une chose essentielle : nous ne traversons rien seuls.

Renforcer des liens réels, fiables, ancrés dans l’entraide devient un facteur de stabilité majeur.

Bien plus que des connexions superficielles.

Petit à petit, ces trois axes : corps, esprit, relations créent un socle.

 

Un socle qui ne dépend pas directement :

des marchés boursiers,

des décisions politiques,

ou des crises en cours.

Cela ne nous rend pas invulnérables, mais cela nous rend moins dépendants.

 

Et cette nuance change tout.

Car la solidité intérieure ne supprime pas les difficultés, elle nous permet de ne pas être emportés par elles.

Dans cette logique, chaque effort compte :

  • une séance de sport maintenue malgré la fatigue.
  • Un moment de lecture plutôt qu’un défilement d’actualités.
  • Une discussion sincère plutôt qu’un isolement silencieux.

 

Ces choix peuvent sembler anodins, ils sont en réalité profondément structurants.

Ils dessinent, jour après jour, une manière d’être au monde.

Comme le rappelait Sénèque : «Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas… c’est parce que nous n’osons pas qu’elles deviennent difficiles.»

Construire une vie solide, ce n’est donc pas attendre que tout s’aligne.

C’est décider de s’aligner soi-même, dans un monde qui ne le sera jamais complètement.

Et paradoxalement, c’est souvent à ce moment-là que naît une forme de sérénité.

Pas celle d’un monde devenu calme, mais celle d’un individu devenu capable de le traverser.

 

Conclusion : Ne plus attendre pour vivre

 

Le monde ne va pas ralentir pour nous, il ne va pas non plus se simplifier dans un futur proche.

Ni même, mais ce n’est que mon opinion personnelle, dans un futur plus éloigné !

Les crises vont évoluer, changer de forme, se déplacer…

mais cette sensation d’incertitude, elle, risque de rester et ce n’est qu’un début dans l’intensité.

Alors nous avons un choix.

Attendre que les conditions redeviennent favorables, ou apprendre à avancer dans un contexte qui ne le sera jamais plus complètement.

Attendre, c’est rassurant en apparence, mais c’est aussi une manière discrète de remettre notre vie à plus tard.

Car pendant que nous espérons un retour à la normale, le temps, lui, continue d’avancer.

À l’inverse, reprendre le contrôle, même partiellement, change profondément notre rapport au réel.

Nous ne subissons plus uniquement, nous ajustons, nous construisons, nous avançons, malgré tout.

Ce chemin n’est pas confortable, il demande de la lucidité, de la discipline, parfois du courage.

Mais il offre quelque chose de rare dans un monde instable : une forme de liberté.

 

La liberté de ne plus dépendre entièrement de ce qui échappe à notre contrôle.

La liberté de choisir nos réponses plutôt que de subir nos réactions.

La liberté de continuer à vivre, même quand le contexte devient plus difficile.

 

Comme nous l’ont transmis des penseurs comme Épictète ou Marc Aurèle, il ne s’agit pas de rendre le monde parfait.

Il s’agit de devenir capable d’y vivre avec justesse.

Alors la vraie question n’est peut-être pas : « Comment éviter les tempêtes à venir ? »

Mais plutôt :

«Qui choisissons-nous de devenir pendant qu’elles arrivent?»

À très vite pour la suite

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