La première partie de cet article semble vous avoir séduit : vos retours, vos messages et vos partages ont confirmé que vivre vieux et en bonne santé est un sujet qui parle à beaucoup d’entre vous.
Vieillir en rester en bonne santé, c’est un rêve universel, et vous avez été nombreux à me dire combien les cinq premières habitudes : bouger naturellement, manger sobrement, s’arrêter avant la satiété, privilégier les légumes et boire avec modération vous avaient inspirés à passer à l’action.
Et vous avez raison : ces gestes simples, lorsqu’ils deviennent des habitudes, sont déjà capables de transformer notre quotidien. Certains d’entre vous m’ont confié qu’ils avaient repris la marche, d’autres qu’ils avaient redécouvert le plaisir d’un repas plus léger ou la part de légumes devenait plus importante. C’est exactement le but de Nosetadam : avancer ensemble, pas à pas, vers une vie plus consciente, plus joyeuse et plus durable.
Mais nous le savons, vivre vieux et en bonne santé ne se joue pas uniquement dans nos assiettes ou dans nos muscles. Les centenaires nous apprennent que notre longévité dépend aussi d’autres facteurs tout aussi importants et sans détour que notre santé est aussi une affaire de cœur, de tête et d’âme.
C’est pourquoi, dans cette deuxième partie, nous allons explorer cinq autres habitudes, plus intérieures et relationnelles, mais tout aussi essentielles.
Des habitudes qui nourrissent notre équilibre émotionnel, notre sérénité et notre joie de vivre. Car au fond, l’enjeu n’est pas seulement d’ajouter des années à notre vie, mais bien de donner de la vie à nos années.
Si vous n’aviez pas lu la première partie de cet article, vous pouvez la lire ici : Vivre vieux et en bonne santé : 10 habitudes de centenaires. — Nos états d’Am’s.
Sinon la suite de notre voyage commence ici !
Habitude 6. Cultiver des liens sociaux forts.
Si les centenaires traversent les décennies avec vitalité, ce n’est pas seulement grâce à ce qu’ils mangent ou à la manière dont ils bougent. Leur secret se cache aussi dans la richesse de leurs relations humaines. Dans toutes les zones bleues, un facteur ressort avec évidence : personne ne vieillit seul.
En Sardaigne, les familles vivent souvent sous le même toit, et les anciens continuent d’occuper une place centrale, respectée et aimée. À Okinawa, on parle de moai, ces cercles d’amis fidèles qui se soutiennent mutuellement tout au long de la vie. En Grèce, en Amérique latine ou ailleurs, les repas partagés, les fêtes de village, les petits rituels communautaires sont autant d’occasions de nourrir ce lien invisible qui maintient le cœur en joie et l’esprit en éveil.
La science confirme ce que ces cultures savent depuis toujours : l’isolement social est aussi nocif pour la santé que fumer ou rester sédentaire.
À l’inverse, entretenir des relations solides réduit le stress, stimule le système immunitaire et protège même contre le déclin cognitif.
Autrement dit, l’amour, l’amitié et le soutien mutuel sont de véritables remèdes anti-âge.
La sixième habitude à mettre en place pour vivre centenaire est de prendre soin de nos relations sociales.
Téléphonons à un ami que nous n’avons pas entendu depuis longtemps, organisons un repas avec la famille, créons ou rejoignons un groupe qui partage nos centres d’intérêt.
Même un sourire offert à un voisin peut être le début d’une relation qui embellit nos journées.
Cultiver des liens sociaux forts, c’est nous rappeler que la longévité n’est pas une aventure solitaire. Vieillir en bonne santé, c’est aussi vieillir ensemble, entourés de visages qui comptent et de cœurs qui battent à l’unisson avec le nôtre.
Habitude 7 : Trouver un sens à sa vie quelle est la raison qui nous pousse à nous lever chaque matin ?
Nous pouvons être organisés, disciplinés, même efficaces dans nos actions… mais si nous ne savons pas pourquoi nous faisons tout cela, il manquera toujours une étincelle. Cette septième habitude, c’est celle du sens. Trouver une mission, une direction, une raison d’exister qui dépasse nos simples tâches quotidiennes.
C’est elle qui transforme les efforts en engagement, les obstacles en défis, et la routine en chemin vers quelque chose de plus grand. Lorsque nous savons pourquoi nous nous levons chaque matin, la fatigue pèse moins, les échecs deviennent des apprentissages et nos succès trouvent une profondeur nouvelle.
Il ne s’agit pas toujours d’une « grande mission héroïque ».
Parfois, le sens se cache dans des choses simples : transmettre à nos enfants, créer de la beauté, aider les autres, développer un projet qui nous tient à cœur, incarner nos valeurs dans nos choix de vie. Avoir un sens, c’est en réalité donner une direction à notre énergie.
Les chercheurs qui se sont intéressés aux « zones bleues », ces régions du monde où les centenaires sont particulièrement nombreux, ont remarqué que ce facteur était central.
Au Japon, on parle d’Ikigai, littéralement « raison d’être » : ce quelque chose qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. C’est souvent à la croisée de ce que nous aimons, ce dans quoi nous sommes bons, ce dont le monde a besoin et ce pour quoi nous pouvons être utiles.
J’avais déjà écrit cet article sur le sujet : Comment trouver son ikigai en dix questions. — Nos états d’Am’s
Au Costa Rica, on retrouve une idée similaire avec le Plan de Vida, le « plan de vie » : une vision claire de la manière dont chacun veut contribuer à sa communauté et traverser son existence.
Ces cultures et cette septième habitude nous rappellent que vivre longtemps et en bonne santé n’est pas qu’une question d’alimentation ou d’exercice physique.
C’est aussi et peut-être surtout un élan intérieur, un moteur psychologique et spirituel qui nourrit chaque journée.
Habitude 8 : Apprendre à réduire le stress et décider de ralentir.
Dans nos sociétés modernes, nous vivons comme si tout devait aller vite, toujours plus vite. Nous enchaînons les tâches, nous courons après le temps, nous remplissons nos agendas jusqu’à saturation. Et si cette précipitation permanente était l’un des plus grands ennemis de notre santé et de notre longévité ?
Les centenaires, eux, ont une approche bien différente : ils savent ralentir. Dans les zones bleues, la recherche a montré qu’ils pratiquent naturellement des rituels qui leur permettent de souffler :
Au Japon, certains commencent leur journée par une prière ou une cérémonie du thé.
En Méditerranée, la sieste fait partie des habitudes collectives.
Ailleurs, la méditation, le jardinage ou la simple marche contemplative jouent ce rôle.
Ces moments ne sont pas une perte de temps, mais un investissement vital : ils réduisent la tension artérielle, améliorent la clarté d’esprit, renforcent l’immunité et préviennent l’usure prématurée du corps.
Nous l’oublions trop souvent que ce n’est pas en courant plus vite que nous vivrons plus longtemps. C’est en apprenant à ménager des espaces de repos, de silence, de respiration.
Pour vraiment implanter cette huitième habitude à nos vies, nous devons apprendre :
Instaurons des micro-pauses dans nos journées.
Cela peut être 5 minutes de respiration consciente entre deux réunions, une courte promenade sans téléphone, un café savouré sans écran, ou un rituel de gratitude le soir avant de dormir.
L’important n’est pas la durée, mais la régularité. Ces petits instants cumulés sont comme des vitamines pour l’âme et des boucliers pour le corps.
Habitude 9 : Transmettre et rester actifs socialement
Une des forces des centenaires, c’est qu’ils ne se contentent pas de « vieillir tranquillement dans leur coin ». Même à un âge avancé, ils continuent à jouer un rôle actif dans leur communauté.
Ils participent aux fêtes de village, s’occupent des enfants ou des petits-enfants, partagent leurs histoires, leurs savoir-faire, leurs recettes ou encore leurs valeurs.
Cette habitude n’est pas seulement belle à observer, elle est vitale : rester utile, contribuer, avoir une place et un rôle à jouer nourrit profondément l’âme et maintient l’esprit vif.
Transmettre, c’est donner du sens à ce que nous avons vécu et laisser une trace positive derrière nous.
Les recherches montrent que les personnes âgées engagées socialement présentent moins de risques de déclin cognitif, de dépression et même de maladies chroniques. Car l’humain n’est pas fait pour l’isolement : nous sommes construits pour tisser, partager, bâtir ensemble.
Comment appliquer ce principe dès aujourd’hui dans notre vie :
Trouvons un moyen de nous investir dans un projet qui dépasse notre seule personne.
Cela peut être du bénévolat, l’accompagnement d’un jeune, la participation à une activité associative, ou tout simplement transmettre une passion ou une expérience à quelqu’un qui en a besoin. Chaque geste de transmission prolonge non seulement la vie de celui qui donne, mais enrichit aussi celle de celui qui reçoit.
Habitude 10 : Accepter le cycle de la vie.
Nous passons une grande partie de notre existence à vouloir retenir le temps, comme si le vieillissement était une défaite à repousser coûte que coûte.
Publicités, régimes miracles, crèmes anti-âge : tout semble conçu pour nous faire croire que la valeur de notre vie dépend de notre capacité à « rester jeune ».
Pourtant, les centenaires nous enseignent une tout autre sagesse.
Ils ne craignent pas le temps qui passe. Ils savent que vieillir fait partie du cycle naturel de la vie. Leur énergie n’est pas gaspillée dans une lutte vaine contre l’inévitable, mais investie dans ce qui compte vraiment : aimer, transmettre, savourer, être présents.
C’est cette sérénité face au temps qui passe qui leur permet de goûter pleinement à chaque étape de l’existence.
Ici, la philosophie rejoint la science : les recherches montrent que les personnes qui cultivent une attitude plus sereine face à l’âge et à la mort vivent non seulement plus longtemps, mais surtout mieux. Moins d’anxiété, moins de stress, et une meilleure qualité de vie jusque dans les dernières années.
Apprenons alors à cultivons une forme de sagesse stoïcienne.
Acceptons que nous ne maîtrisions pas le temps, mais que nous maîtrisons la manière de le vivre.
Cela peut se traduire par des rituels simples : pratiquer la gratitude quotidienne, méditer sur la valeur du moment présent, relativiser les tracas du quotidien, se rappeler que chaque journée est un cadeau. En cessant de nous battre contre le temps, nous apprenons à vivre pleinement et paradoxalement, cela nous permet souvent de vivre plus longtemps.
Conclusion :
À travers ces dix habitudes, les centenaires du monde entier nous transmettent une leçon essentielle : la longévité n’est pas le fruit du hasard, mais celui de choix quotidiens, simples et cohérents.
Bien manger, bouger naturellement, cultiver des relations, ralentir, donner du sens à sa vie, transmettre… autant de pratiques accessibles à chacun de nous, dès aujourd’hui.
Il n’est pas nécessaire de tout changer d’un coup. L’important est de commencer, pas à pas, à intégrer ces habitudes dans notre quotidien.
Chaque geste, chaque décision, chaque micro-pause, chaque repas partagé est comme une graine plantée pour notre futur.
Alors, demandons-nous :
Quelle habitude vais-je mettre en place dès cette semaine ?
La clé est là. Non pas dans l’obsession de « vivre vieux », mais dans le choix conscient de vivre mieux, plus intensément, plus sereinement.
Et si, ensemble, nous devenions les centenaires de demain, non pas par défi, mais par gratitude pour la vie qui nous est donnée ?
Chaque petite action compte. Car vivre vieux ne veut pas dire seulement ajouter des années à notre vie, mais surtout ajouter de la vie à nos années.
Alors, plutôt que d’attendre un hypothétique « plus tard », pourquoi ne pas commencer dès aujourd’hui ?
Choisir une première habitude, l’intégrer doucement, puis en ajouter une autre… Jusqu’à ce que notre quotidien devienne lui-même une promesse de vitalité et de joie.
Nous ne savons pas combien de temps il nous reste à vivre et quelque part ça ne dépend pas de nous, mais ce qui dépend de nous c’est de reconnaître que nous avons entre les mains le pouvoir de mieux vivre ce temps.
Et si, en cultivant ces habitudes, nous devenions ensemble, la communauté Nosetadam, les centenaires heureux et inspirants de demain ?
À très vite pour la suite